Avant la guerre 14-18, les cordonneries binchoises fabriquèrent un grand nombre de chaussures militaires et civiles mais gare aux astucieux. Une affiche de juillet 1914 rappelle que des abus ont été constatés à propos de la qualité des matières premières employées. On raconte que certains ouvriers à domicile avaient utilisé du vieux cuir, voire du carton… On en vit même fabriquer des semelles en bois.
A la fin du XIXème siècle, cinq grandes tanneries étaient en activité à Binche. La tannerie Jenhot, la tannerie Tiberghien, la tannerie Lebrun, la tannerie Sebille-Polet,la tannerie Michel Devergnies. Il existait aussi une tannerie pour peaux fines c'était la tannerie de Winance.
La cordonnerie marchait de pair avec cette grande activité économique. Six fabriques occupaient plus de quatre cents cordonniers. Entre les deux guerres, seules deux tanneries subsistaient : Lefèvre et Roussel et la cordonnerie ne comptait plus que trois grandes maisons qui alimentaient le marché belge au Congo.